Cet article de blog explique de façon complète le rôle de la technologie SSL dans la sécurité, présente les options les plus courantes pour sécuriser un site et aide les propriétaires de sites à comprendre les impacts sur la performance, la confiance des visiteurs et le référencement.
SSL, qui signifie Secure Socket Layer, est une technologie standard de sécurité Internet utilisée pour établir une connexion cryptée entre un serveur web (site) et un navigateur. Un certificat SSL permet d'utiliser le protocole HTTPS. Cette connexion sécurisée garantit que les informations échangées entre votre navigateur et le serveur restent privées, c'est-à-dire protégées contre les pirates ou toute personne cherchant à les voler. Un des exemples les plus courants d'utilisation de SSL est la protection des clients lors de transactions en ligne (achat de produits, paiements).
Lorsque vous essayez d'accéder à votre site, il peut être falsifié par des malfaiteurs, même si l'utilisateur a correctement saisi le nom de domaine.
Les certificats SSL éliminent la possibilité de telles falsifications : en vérifiant le certificat, l'utilisateur peut s'assurer que le site sur le domaine est bien celui qui devrait y être et non un duplicata.
De plus, un certificat SSL permet à l'utilisateur de vérifier qui est le propriétaire du site. Cela signifie que l'utilisateur peut s'assurer qu'il a accédé au site de l'organisation souhaitée et non à celui d'un imposteur.
Une autre fonction importante des certificats SSL est le cryptage de la connexion Internet. Une connexion cryptée est nécessaire pour prévenir le vol potentiel de données confidentielles lors de leur transmission sur le réseau.
Sans protection par un certificat de sécurité, les informations peuvent être volées par des malfaiteurs. Par conséquent, la possession d'un certificat SSL est l'une des conditions indispensables au bon fonctionnement d'une boutique en ligne.
Pour un site web professionnel, un certificat de sécurité SSL offre des avantages majeurs en matière de confiance, car il maintient une connexion sécurisée, affiche le cadenas HTTPS dans la barre d'adresse du navigateur et indique clairement aux visiteurs que l'identité du propriétaire est vérifiée.
Parmi les avantages les plus visibles pour un site web de commerce en ligne, on trouve la protection des données personnelles, des numéros de carte de paiement et d'autres informations sensibles, grâce au chiffrement, à la signature numérique et à un certificat numérique validé par une autorité de certification reconnue, de sorte que ces données restent sécurisées pendant toute la session.
Les avantages marketing incluent une amélioration de la réputation de la marque, une hausse de la confiance des utilisateurs du site et une réduction des risques d'abandon de panier, car un environnement de navigation sécurisée incite davantage à finaliser un formulaire ou un programme de paiement.
Enfin, les avantages techniques de cette protection correctement configurée permettent de sécuriser les échanges, de respecter les exigences des mentions légales, d'aligner la politique de confidentialité sur les recommandations du secteur et de rendre le site web conforme aux attentes de Google en matière de sécurité.
Le moyen le plus simple et gratuit est d'utiliser ce qu'on appelle un certificat auto-signé, qui peut être généré directement sur le serveur web. Dans les panneaux de gestion d'hébergement les plus populaires, cette option est généralement disponible par défaut, ce qui permet d'omettre les détails techniques du processus de création du certificat.
L'avantage d'un certificat auto-signé est son coût, ou plutôt son absence, car vous ne payez rien pour ce type de certificat. Cependant, il a aussi un inconvénient : tous les navigateurs afficheront une erreur avertissant que le site n'a pas été vérifié. Par conséquent, ces certificats conviennent pour un usage interne ou à des fins administratives, mais sont fortement déconseillés pour des sites publics, surtout ceux qui offrent des services.
Imaginez si votre client voyait une telle erreur lors de la commande d'un service.
En pratique, la plupart des clients sont déconcertés par cette page d'erreur et perdent l'envie de continuer leur commande.
La différence entre un certificat auto-signé gratuit et un certificat payant délivré par une autorité de certification réside dans le fait que les données du certificat sont vérifiées par l'autorité de certification. Lors de l'utilisation d'un tel certificat sur le site, votre visiteur ne verra jamais d'erreur à l'écran.
Ce sont des organisations qui ont le droit de délivrer des certificats numériques. Elles vérifient les données contenues dans la demande de signature de certificat (CSR) avant de délivrer le certificat. Dans les certificats les plus simples, seule la conformité du nom de domaine est vérifiée, tandis que les certificats les plus coûteux subissent une série de vérifications de l'organisation qui demande le certificat.
Les certificats SSL contiennent et affichent :
Un certificat d'une autorité de certification a toujours une date d'expiration et des informations sur l'autorité de certification responsable de sa délivrance.
Le navigateur se connecte au site sécurisé, reçoit le certificat SSL et effectue plusieurs vérifications :
Si l'un de ces critères échoue, le navigateur affiche un avertissement pour informer que ce site n'utilise pas de connexion SSL sécurisée. Il propose de quitter le site ou de continuer la navigation, mais avec une grande précaution. C'est la dernière chose que vos clients potentiels devraient voir.
Il existe de nombreuses autorités de certification, voici une liste des plus populaires :
Le certificat stocke les informations suivantes :
Lorsqu'un navigateur web se connecte à un site web protégé par cette solution, il vérifie la signature du titre électronique, l'autorité de certification, la correspondance avec le nom de domaine et initialise une authentification forte entre le serveur et le client.
Cette phase de négociation, appelée handshake SSL TLS, repose sur la technologie Secure Sockets Layer et Transport Layer Security, utilise une clé publique pour chiffrer les données échangées, une clé privée pour les déchiffrer et garantit que la communication reste confidentielle et intégralement sécurisée.
Une fois la session établie, le protocole HTTPS applique un chiffrement symétrique performant, ce qui limite la charge sur le serveur web, améliore la performance globale, réduit les risques d'interception de données et assure la sécurisation continue des pages consultées par les internautes.
En pratique, le fonctionnement d'un certificat SSL implique plusieurs systèmes et logiciels de cryptographie, depuis l'infrastructure de l'autorité de certification jusqu'au navigateur, et chaque élément doit être correctement configuré pour que le site reste sécurisé, fiable et accessible sans avertissement.
Le bruit autour des certificats SSL a augmenté car, depuis début 2014, le moteur de recherche Google a complètement adopté l'utilisation des certificats SSL, plaçant la sécurité de l'utilisateur en priorité. Google a également mentionné que la présence d'un certificat SSL sur un site aurait un impact positif sur le référencement. Ce facteur de sécurité a été classé par les développeurs de Google comme faible, affectant moins de 1 % des requêtes mondiales, mais ils ont ajouté que son influence pourrait augmenter à l'avenir.
Des tests réalisés en septembre 2016 ont montré que l'indice de visibilité des sites avec HTTPS est significativement plus élevé que celui des ressources utilisant HTTP. L'analyse a été réalisée sur la base des classements d'URL d'un million de sites. Il a été établi qu'au moins un tiers des sites figurant aux positions 1-3 des résultats de recherche utilisent SSL. De plus, en 2017, des tests ont révélé qu'un site avec un certificat SSL est toujours présent dans le top 10.
Avant de choisir un niveau de protection, vous devez définir le rôle de votre site dans votre activité : simple vitrine, blog, plateforme de services, commerce en ligne ou espace client avec comptes connectés et échanges de documents sensibles.
Pour choisir une option pertinente, commencez par évaluer le niveau d'authentification nécessaire entre les différents sites de votre société, en distinguant la simple validation de domaine, la validation d'organisation et la validation étendue, souvent appelée extended validation.
Les principaux types disponibles incluent des offres standard pour un nom de domaine unique, des solutions wildcard pour protéger un ensemble de sous-domaines et des packs multi domain qui couvrent plusieurs adresses au sein d'une même infrastructure.
Vous pouvez également tenir compte de la politique de sécurité interne, des exigences juridiques françaises ou internationales, du support proposé par le fournisseur, des outils de gestion et du niveau de garantie affiché dans l'offre pour être sûr que le choix effectué correspond à vos besoins réels.
Le prix d'une telle protection varie en fonction du niveau de validation, du nombre de domaines couverts, de la marque de l'autorité de certification et de la durée de validité que vous sélectionnez lors de l'achat.
Un prix plus élevé se justifie souvent par une validation étendue, une meilleure garantie financière, un support expert disponible et des outils de gestion permettant de suivre l'état de plusieurs titres au sein de grandes organisations.
Pour comparer le prix des différentes offres, il est utile d'établir un comparatif incluant le type de solution, le niveau de chiffrement, la présence éventuelle d'une option wildcard ou multi domain et les services associés comme le renouvellement automatique.
Enfin, au-delà du prix affiché, prenez en compte le temps de traitement de la demande, la facilité de mise en place sur votre hébergement, la compatibilité avec vos applications et l'aide fournie par l'équipe technique pour configurer correctement le site et sécuriser les données.
Pour installer un certificat de sécurité sur un site compatible SSL, vous devez générer une demande de signature, souvent appelée CSR, l'envoyer à une autorité de certification, puis déployer le fichier validé sur votre serveur web ou sur la plateforme d'hébergement utilisée pour le site.
Avant d'installer, vérifiez que le nom de domaine déclaré dans la demande est correct, que le serveur supporte le protocole HTTPS et que votre infrastructure est prête à sécuriser les connexions sans dégrader la performance ressentie par les visiteurs.
Une bonne installation comprend aussi la mise en place de redirections automatiques de HTTP vers HTTPS pour que l'utilisation du certificat de sécurité SSL soit homogène sur toutes les pages et pour protéger les sessions et les cookies de vos utilisateurs.
Si vous gérez plusieurs titres ou plusieurs sites, il peut être utile d'installer un outil de gestion centralisée dans le cloud pour suivre les dates d'expiration, planifier le renouvellement et envoyer des alertes avant qu'un élément ne soit expiré.
Pour simplifier ce processus, installez votre certificat ssl à l'aide des assistants fournis par votre hébergeur ou par des solutions de gestion dédiées, qui permettent d'installer rapidement, de vérifier automatiquement la configuration et de sécuriser l'accès aux données sensibles.
Sur une architecture plus complexe, vous pouvez installer cette protection sur un pare-feu applicatif dédié. Vous pouvez ensuite installer la même configuration sur plusieurs serveurs en répartition de charge pour que chaque site reste accessible. Enfin, il est parfois nécessaire d'installer une instance spécifique sur certaines applications internes qui consomment vos API.
Dans tous les cas, pensez à installer progressivement les nouvelles versions, à installer les jeux de clés de test avant la mise en production, à installer une procédure documentée afin que votre équipe puisse reproduire l'installation sans erreur et à installer régulièrement les mises à jour de sécurité recommandées par votre fournisseur.
Mis à jour le 20 janvier 2026.